Kinés, après l'ordre... Le désordre ?

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"Kinés en désordre" c'est l'actualité du projet ministériel qui vise à déréguler  la profession de masseur-kinésithérapeute. 

 

En effet l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes est la cible de la ministre de la santé, madame Marisol Touraine, qui affiche sa volonté de le faire disparaitre en rendant l'inscription facultative. Ne nous voilons pas la face, rendre l'adhésion facultative à l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes c'est mettre à mort l'institution ordinale, comme le serait l'impôt sur le revenu si le paiement devenait facultatif par lubie.
Comment a-t-on pu en arriver là ?

Il faut rappeler les propos qu'aurait tenu notre ministre madame Marisol Touraine lors de sa présence au Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière et selon lesquels elle aurait abordé " par ailleurs la question des ordres professionnels et aurait évoqué la possibilité de rendre l'adhésion facultative" (APM 27 juin 2012). Ensuite  ses déclarations ont visé à "revenir sur l'obligation pour les professionnels de santé d'adhérer à un ordre professionnel en procédant à des modifications législatives" (AFP 16 juillet 2012). Enfin le ministère de la santé annonce désormais que " seuls les ordres paramédicaux seront concernés par la révision de l'adhésion obligatoire" (AFP 19 juillet 2012).

Au départ le principe général visant à rendre facultative l'inscription à un ordre professionnel concernait tous les ordres, puis seulement les ordres des professions de santé, mais à l'arrivée  la volonté ministérielle est de restreindre l'application de ce principe aux seuls trois ordres des auxiliaires médicaux.

Désormais madame la ministre cible uniquement les petits ordres, ceux des professions les moins représentées sur l'échiquier politique,  les ordres des professions les moins influentes. Madame Touraine ne s'en prend pas aux médecins ni aux pharmaciens, ni aux chirurgiens dentistes, elle s'en prend aux masseurs-kinésithérapeutes, aux pédicures-podologues et aux infirmiers infirmières. Les petites gens du monde de la santé, les prescrits, les sans-grade universitaire, les "para" ou "auxiliaires" médicaux, ceux qui pour certains assistent les professions "nobles" qu'on appelle "docteur", les plus bas revenus des professions de santé sont la cible de la ministre socialiste de la santé. 
 
Cette volonté de détruire une structure autonome et efficace est un coup porté à une profession de santé qui progresse vers l'autonomie et la maturité.

 
L'ordre est un moyen mis au service des patients dans le cadre de la démocratie sanitaire et le faire disparaitre est une aberration éthique et économique, une idée douteuse qui ne répond qu'à un seul dessein: l'idéologie.
 


 
 
 
L.Dorer
 

 


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